Douloureux mais intéressant de comprendre ce qui peut se jouer lors d’une rupture. Le cœur est en morceaux et tout explose. Les mythes, les idéaux et les illusions, tout vole en éclat.

Nous étions en quête de fusion et nous nous retrouvons enfermés dans des situations de sur-attachement, de dépendance affective et de souffrances intenses. Nous comptions sur l’autre pour panser nos plaies et nous abreuver et nous vivons frustrations et conflits qui nous vident de toute énergie.

Sur l’échelle du stress, cette expérience se situe en deuxième position (Holmes et Rahe) d’évènements les plus générateurs de tensions et s’accompagne d’émotions particulièrement fortes et brutales.

Et s’il s’agissait d’un schéma ?

Nous sommes tous porteurs de blessures fondamentales, quelles que soient leurs origines, représentatives de nos premiers instants de vie ou innées.

L’enfant (mais on peut aussi imaginer le fœtus qui a mémorisé son expérience prénatale) a des besoins affectifs fondamentaux.

  • La sécurité
  • Les relations interpersonnelles
  • L’autonomie
  • L’estime de soi
  • L’expression de soi
  • Les limites

Pour survivre l’enfant s’est adapté en créant une structure de défense, un mécanisme à visée adaptative qui correspondent à ses moyens du moment : émotionnels, neurologiques et physiques. Ces moyens sont souvent très primitifs et préverbaux (catégorisés avant d’être conscientisés).

Selon Young, le schéma est un modèle ou un thème important ou envahissant, constitué de souvenirs, de sensations corporelles et d’émotions, qui concerne soi-même et ses relations avec les autres. Il ferait partie intégrante de notre identité.

En termes de neurosciences, il est permis de considérer que le schéma soit une trace cérébrale encodée dans les synapses d’un réseau de neurones, qui établit des connexions avec les souvenirs et les vécus anciens (avec les modalités visuelles, auditives, olfactives, tactiles et gustatives).

Il s’enrichit tout au long de la vie, se renforce et devient une manière de voir le monde. Il se manifeste par des croyances, des pensées, des émotions, des habitudes et des comportements.

Il peut être inactif ou « dormant ». Une fois activé, il est source de souffrances. Il arrive à la conscience sous forme de pensées automatiques entre autres.

Lorsqu’il se joue et se rejoue, on parle de scénario de vie répétitif. Bien qu’inadapté, il continue à se nourrir.

Il est la représentation inconsciente de soi (valeur, confiance, autonomie…)

Les schémas en question sont selon Young :

 

  • La séparation et le rejet (abandon, rejet, méfiance, carence affective, exclusion)
  • Le manque de limite (tout m’est dû, manque de discipline et de maîtrise de soi, peu de résistance à la frustration)
  • La dépendance aux autres (assujettissement, sacrifice de soi, recherche d’approbation)
  • L’hypervigilance (pessimisme, inhibition émotionnelle, perfectionnisme, punition).

 

Dans le cadre d’un schéma d’abandon voilà ce qui pourrait se passer – le cercle vicieux :

Et si on allait plus loin ?

Reconnaître quelle a été la souffrance du « moi enfant », identifier ce qui m’a manqué et quelles en sont les conséquences aujourd’hui est un premier pas vers une meilleure connaissance de soi et de mon comportement que l’on nomme le « c’est plus fort que moi » :

  • Pourquoi suis-je attirée par des hommes ou des femmes qui ne sont pas mon genre ?
  • Pourquoi  n’ai-je que des relations avec des hommes mariés ou des femmes engagées ?
  • Pourquoi j’accepte d’être maltraité(e) ?
  • Pourquoi je quitte avant d’être quitté(e) ?
  • Pourquoi mes relations sont-elles si compliquées ou toxiques ?
  • Pourquoi suis-je si dépendant(e) ?
  • Pourquoi suis-je si jaloux (se) ?
  • Pourquoi ne me devine-t-il (elle) pas ?
  • Pourquoi tant d’incompréhension et de non-dits ?
  • Pourquoi tant de déséquilibre dans la relation, j’en fais plus que lui (elle), les initiatives viennent toujours de moi ?
  • Pourquoi est-il (elle) si froid(e) – distant(e) ?

Les ruptures (et les crises de la vie) aident à comprendre qui nous sommes et ce que nous cherchons, sauf à replonger directement dans une autre relation, sans avoir tiré la leçon de l’expérience vécue et en restant dans le déni.

Faire un travail d’introspection et de reconnexion à soi-même favorisent le travail de deuil et la gestion émotionnelle. Toutes les émotions s’apaisent quand on s’occupe d’elles.

En premier lieu, mettre le focus sur son histoire de vie. Lister les évènements douloureux connus et conscients, dans tous les domaines (familial, scolaire, santé, vie professionnelle), permet d’identifier un schéma ou plusieurs schémas constitués.

En fonction de ces découvertes, il est possible de déconstruire les schémas qui influencent notre façon de réagir, de résoudre les problèmes et d’entrer en relation avec soi et avec les autres. Ne plus être esclave de son schéma et poser un regard lucide sur son fonctionnement avant de se « reprogrammer ». Cela prend du temps et de la persévérance.

Passer de « l’ailleurs et autrefois » à « l’ici et maintenant » est un acte courageux.

Cela suppose :

  • De prendre rendez-vous avec soi ;
  • De réorganiser son système de valeurs et même de la perception du sens de son existence ;
  • De décoder ses sensations, ses émotions et ses ressentis pour prendre soin de soi en faisant un travail de pleine conscience ;
  • De prendre des décisions «inconfortables » comme changer de métier, dire non, déménager, déplaire à quelqu’un… ;
  • De comprendre et exprimer ses besoins afin de savoir ce qui est ressourçant pour soi.
  • De débusquer ses croyances ;
  • De (re)visiter ses rêves d’enfant ;
  • D’explorer ses désirs de futur ;
  • D’identifier ses peurs, ses résistances et ses dépendances ;
  • De révéler ses ressources, ses talents et ses compétences ;
  • De se fixer des objectifs « pas à pas » pour se reconstruire et renforcer sa confiance en soi…
  • De se libérer (télécharger le WorkBook M.O.Z. pour vous aider à avancer pas à pas).

Cette théorie ou hypothèse des schémas n’est pas pour moi un modèle figé mais une grille de lecture pour faciliter leur identification. C’est aussi un point de départ pour une auto-analyse ou un accompagnement guidé.

Il ne s’agit ni de se « victimiser » ni de se culpabiliser,  encore moins d’en vouloir à ses parents. Il ne s’agit pas non plus de les hiérarchiser.

Les blessures nous rappellent notre besoin fondamental d’amour et peuvent permettre, avec la prise de recul nécessaire, la révélation de qualités et ressources, pour un dépassement de soi et une résilience.

“Si vous ne pouvez pas changer une situation qui vous fait du mal, vous pouvez toujours choisir l’attitude avec laquelle vous allez l’affronter.” V. Frankl

 

Dans le prochain article, j’apporterai une définition plus détaillée des blessures et des schémas avec les peurs générées ainsi que les qualités et les ressources révélées.

 

Sources :

La rupture amoureuse            – Lisa Letessier

La thérapie des schémas        – Bernard Pascal

Le cœur en morceaux            –  Virginie Stevens

Pour en savoir plus :

 

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